Je me laisserai courtiser par le vent,
les rafales de vent qui emportent la détresse,
les souffles de vent qui apportent les parfum,
les caresses, la tendresse.
je me laisserai aborder par le froid
et glisser dans son sillage comme une feuille morte.
je laisserai s acrocher le premier givre
sur l'herbre,sur l'écorce.
je me donnerai le temps de gouter à l'apreté de la noix,
de tendre la main vers l'arbre dénudé ,
de me separer d'inutiles breloques.
déjà la berge est empesée
et prend l'eclat blanc de la pureté sacrée